À mesure que les technologies et la médecine avance, l’espérance de vie de nos concitoyens augmentent. En effet, d’après les chiffres de l’INSEE, elle est de 79,8 ans pour les hommes en 2019 en France contre 85,7 ans pour les femmes. Cet allongement de la durée de vie pose la question cruciale de l’accompagnement d’une personne en fin de vie.

Qu’entend-on par personne en fin de vie ?

 

Il est important de souligner que c’est l’équipe médicale prenant en charge un individu qui décrète que celui-ci est en fin de vie ou non. En fait, cette période correspond où les traitements ainsi que les médicaments s’avèrent inefficaces.

C’est le cas :

  • D’une personne qui souffre d’une affection grave et incurable ;
  • De celle qui se trouve en phase avancée ou terminale.

Le personnel médical décide donc de ne plus imposer des soins au malade. D’autant plus que ces derniers sont quelquefois douloureux. Ce qui risque d’engendrer différents effets secondaires quand ils n’agissent plus.

Ce qui pousse les médecins à songer à des soins palliatifs, c’est-à-dire un traitement prescrit pour soulager la douleur du patient et à l’apaiser. On s’éloigne donc dans ce cas de traitement dans le sens original du terme.

Cette situation est d’ailleurs devenue légale depuis l’adoption de la loi Léonetti en 2005. En effet, elle met en avant le droit des patients ou de leurs proches de refuser l’acharnement thérapeutique. Et ce, lorsque les traitements deviennent inopportuns et inefficaces.

 

Si vous avez un proche ou un membre de la famille qui est dans cette situation, les spécialistes recommandent de chercher comment mieux l’accompagner fin de vie.

Comment se présente cet accompagnement ?

 

Accompagner fin de vie un proche ou un membre de la famille peut prendre différents aspects. Mais dans un premier temps, il est important que le patient ainsi que ses proches acceptent la situation. Il faut noter qu’il s’agit d’une période assez difficile à traverser pour les deux parties.

Cependant, il est conseillé aux proches d’aider le malade à faire face à cette épreuve ultime dans les meilleures conditions. Pour cela, il est essentiel que ce dernier soit entouré au maximum par les membres de sa famille et les personnes qui lui sont chères.

Il est vrai qu’aujourd’hui, il existe des services qui facilitent la garde à domicile des personnes isolées. Cependant, une large majorité des personnes en fin de vie sont accompagnées par leurs familles et leurs proches. Découvrez ci-dessous quelques conseils en matière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

·         Il est important de communiquer et de se confier. Cela concerne aussi bien le malade que les proches qui décident d’accompagner fin de vie. Devant une telle situation, la parole constitue un outil important qui permet de sauvegarder le lien qui vous unit.

Ainsi, si vous êtes parent ou proche d’un malade en fin de vie, il ne faut surtout pas hésiter à lui faire connaître vos sentiments. Dites-lui à quel point il est important pour vous. Et que ces instants que vous partagez ensemble sont très précieux pour vous !

·         Montrez à la personne malade votre attachement. Il est même recommandé de la toucher, de la prendre dans vos bras, de lui faire des câlins, etc. L’essentiel est qu’elle ressente votre amour et qu’elle soit sûre des sentiments que vous éprouvez pour elle.

·         Ne cherchez surtout pas à cacher la maladie et ce que les médecins vous ont dit. Effectivement, la plupart du temps, la famille se trouve partagée entre deux sentiments, à savoir la douleur et le déni.

Ce qui la pousse à vouloir épargner le patient au maximum en lui mentant sur certains aspects de la maladie, les mois qu’il reste à vivre, les douleurs à ressentir, etc. Or, il est indispensable que la personne soit préparée pour affronter cette fin de vie avec dignité.

Et l’amour de ses proches et leur sincérité constituent des points positifs auxquels elle peut s’accrocher. De toute façon, que vous cachiez certaines choses ou non, elle sait déjà que sa mort est proche.

·      Restez vous-même et ne changez pas ! Il faut savoir que si vous laissez la peur et la tristesse vous envahir, vous ne pourrez pas donner du réconfort à votre malade.

Ce dernier ne pourra pas être heureux pendant ses derniers jours sur terre si vous affichez un visage fermé et triste à longueur de journée.

Le mieux est donc de partager avec lui vos joies, vos projets et vos petits bonheurs quotidiens. Vous pouvez même lui parler de ce qui vous fait plaisir, de vos attentes et de vos petits soucis.

De cette façon, il va se sentir utile. Il pourra même vous prodiguer de précieux conseils en se référant à sa longue expérience. De plus, cela conforte la complicité entre vous et rendront précieux ces moments intimes.

·      Vous devez également apprendre à accepter les choix de la personne malade. Il est possible que vous soyez d’un avis contraire. Cependant, il est nécessaire de respecter ses dernières volontés.

Si elle décide, par exemple, de faire don de ses organes, il vous faut l’accepter. Et ce, même si vous êtes contre. Il en est de même si elle ne souhaite pas parler parce qu’elle est trop faible ou simplement parce qu’elle a besoin de silence. Dans ce cas, votre accompagnement se traduit par votre présence apaisante.

 

Si vous avez une personne en fin de vie, ces quelques conseils vous permettent sans doute de lui apporter une aide précieuse. Mais nous vous invitons à vous informer sur les autres façons de réaliser votre accompagnement.

Où se déroule la fin de vie ?

 

Accompagner fin de vie un proche ou un membre de votre famille est une rude épreuve aussi bien pour le patient que pour vous. D’autre part, il existe de nombreuses lois qui encadrent la prise en charge médicale de la fin de vie dans l’Hexagone. On parle de :

·      La loi du 2 mars 2002 ou loi Kouchner s’appliquant sur les droits des malades et à la qualité du système de santé ;

·      La loi du 22 avril 2005 ou loi Léonetti concernant les droits des malades et à la fin de vie ;

·      La loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

La personne en fin de vie peut donc choisir de vivre chez elle ou dans un établissement spécialisé.

1.     À domicile

Si elle décide de terminer ses jours chez elle, elle va bénéficier de soins à domicile pour lui apporter une qualité de vie optimale jusqu’à sa mort. Ces soins peuvent être prodigués par :

·          des infirmiers libéraux,

·          ou des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).

Cependant, ils n’interviennent que sur prescription médicale.

 

De même, elle peut bénéficier de soins palliatifs à domicile. Ces soins peuvent être dispensés par :

·         des équipes mobiles de soins palliatifs ;

·         des services d’hospitalisation à domicile (HAD) ;

·         des réseaux de soins palliatifs ;

·         des infirmiers libéraux,

·         etc.

Bien entendu, l’intervention de ces professionnels de santé n’exclut pas l’accompagnement de la famille ou des proches. D’ailleurs, si vous travaillez, il est possible de bénéficier d’une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP) et de congés spéciaux.

 

2.     Dans un établissement d’hébergement

De nos jours, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) sont en mesure d’accueillir les personnes en fin de vie. Dans ce genre d’établissement, ces dernières peuvent bénéficier de soins de confort et d’une surveillance plus accrue de la part du personnel.

Dans tous les cas, vous devez laisser le libre choix au patient quant au lieu de résidence qui lui convient pour ses derniers jours.

Conclusion :

Il n’est pas facile d’accompagner fin de vie un proche ou un membre de sa famille. Cependant, il s’agit d’une étape que vous pouvez franchir ensemble dans une belle complicité. Il est d’ailleurs possible de transformer ces moments en partage et en déclaration d’amour. Ce qui va rendre l’épreuve un peu moins amère.

Sources :

https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/Fiche.aspx?doc=proche-fin-de-vie-accompagnement

https://www.adiam.net/faciliter-laccompagnement-de-la-fin-de-vie-domicile/

https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/aider-un-proche/accompagner-la-fin-de-vie

https://www.afsos.org/fiche-soin/laccompagnement-de-fin-de-vie/

http://www.abssice360.fr/sante-medecine-et-bien-etre/accompagner-une-personne-en-fin-de-vie/

https://www.capretraite.fr/blog/style-de-vie/accompagnement-fin-de-vie-apprendre-a-surmonter-deuil-anticipe/

https://soin-palliatif.org/aidant/aider-proche/

https://www.ameli.fr/entreprise/vos-salaries/evenements-familiaux/fin-de-vie-proche-conges-aides/allocation-accompagnement-fin-vie